logo

Gingergueuze / Lindemans (Vlezenbeek)

Date d'ajout: novembre 08, 2017

gingergueuze

Alcool/volume : 6%

Le pitch:

Troisième née pour cette série annuelle d’expérimentations botaniques. Le principe? Lindemans ajoute un ingrédient différent pour chaque édition afin de varier les goûts et les plaisirs. Après le basilic et le sureau, place au gingembre thaïlandais! Cette gueuze est un assemblage de lambics d’un à trois ans, mûris dans des foudres de chêne avec un ajout de gingembre frais. «Vu la demande croissante venant d’Asie, il nous a semblé une excellente idée de relever le défi de brasser une bière parfaitement adaptée aux préférences gustatives typiquement asiatiques» explique Dirk Lindemans (administrateur délégué). Cette édition limitée profitera d’un nouveau brassin en avril 2018 pour contenter les curieux qui la louperait cet hiver.

La dégustation:

Au service, la bière se pare d’une robe entre l’oranger et la peau de pêche, surmontée d’une fine mousse blanche qui s’estompe rapidement. Quelques fines bulles viennent déranger l’opacité trouble dans le verre (qu’on recommande plutôt de forme allongée). Le nez, ouvert et intense pointe sur deux arômes de gingembre: la racine fraîchement coupée plus herbacée et médicinale mais aussi le gingembre confit plus sucré et rond. Des pointes très marquées de citron jaune se font également facilement sentir, masquant la complexité d’autres effluves comme les fleurs blanches, les pommes passées ou la poussière (et oui, la fermentation spontanée réserve des surprises). En bouche, l’attaque acide et gazeuse réveille les papilles, pour ensuite battre en retraite et laisser la place aux goûts fruités. Le gingembre s’exprime sur le citron jaune (à nouveau) mais aussi la prune séchée ou les racines utilisées en cuisine. L’ensemble général porte plus sur le côté rafraîchissant, avec une persistance moyenne en bouche. Plus proche d’un gin-tonic que d’un lambic acide aux fruits, cette bière surprend et aurait profité d’une sortie en été. Mais son marché de destination reste l’Asie, où les températures moyennes restent plus douces en général que chez nous.