Le CEO d'AB InBev a touché le gros lot en 2025

Le CEO d'ABInBev a touché le jackpot en 2025

Alors que tout le paysage brassicole, même Heineken, connaît une véritable traversée du désert, il y a bien quelques très rares élus qui continuent de garder la tête hors de l'eau, et même de prospérer ! C'est le cas d'AB InBev, principal concurrent du géant néerlandais et numéro 1 mondial. Son CEO, Michel Doukeris, n'est clairement pas à plaindre non plus : ce dernier a reçu un très joli bonus de 85,8 millions d'euros en actions en 2025. De quoi éclipser son salaire annuel, qui paraît presque timide : environ 1,36 million d'euros. La presse précise que Michel Doukeris a également reçu un bonus annuel de 3,48 millions d'euros après avoir atteint la majorité des objectifs de son entreprise. Quelques menus avantages liés à la pension et aux assurances en plus, et le roi du BEL 20 repart avec un peu plus de 5 millions d'euros dans sa poche en rémunération directe. Très très loin de son bonus en actions, donc.

Des chiffres à donner le tournis, mais qui méritent un peu plus de nuance : en principe, le salaire de Michel Doukeris n'a pas de quoi faire des envieux chez les autres CEO des grosses entreprises belges. En revanche, de tels bonus sont absolument vertigineux, et se calquent plutôt sur un modèle à l'américaine, où le salaire ne représente finalement qu'une petite partie des revenus d'un CEO; le reste étant constitué de bonus divers et variés, souvent liés aux actions. Rien de bien étonnant pour une société belgo-brésilienne leader mondiale dans son domaine finalement.

Là où le bât blesse peut-être un peu plus, c'est l'importante disparité entre le salaire du CEO (son salaire fixe, sans les nombreux bonus) et celui de l'employé le moins bien payé d'AB InBev : Michel Doukeris touche 1800 fois plus que ses employés en bas de l'échelle. La presse évoque "un record" au sein des entreprises belges, où il est plus fréquent que cette différence ne soit "que" de 100 à 150 fois. Le grand patron d'AB InBev se place donc bien au-dessus des portefeuilles de n'importe laquelle de nos personnalités politiques ou sportives. Afin de relativiser, rappelons que le salaire médian des Belges tourne autour de 55 200 euros brut par année, mais surtout que le monde compte 400 milliardaires de plus qu'il y a un an, tandis que les ultrariches sont de plus en plus riches. Le pactole de Michel Doukeris,  qui a plutôt tendance à réinvestir ses bonus au sein de sa propre entreprise, parait presque être une bagatelle.

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