Brasserie de Verviers

La Brasserie de Verviers ouvre son capital aux citoyens

Une nouvelle campagne de financement participatif émerge du côté de la Brasserie de Verviers. L'objectif pour fin juin 2026 de cette brasserie coopérative ouverte il y a dix ans ? Et bien, tout est dans le communiqué de presse officiel ci-dessous :

"La petite brasserie artisanale de la rue de la Colline franchit une nouvelle étape. Après dix ans de brassage et une gamme qui s’est fait un nom dans la région, l’équipe lance un appel : 100 000 € levés auprès des Verviétois pour investir dans du matériel de production et développer la gamme. Devenir coopérateur coûte 250 €.

Ceux qui fréquentent les bars et épiceries fines de la région verviétoise connaissent probablement la gamme #4800 : trois bières artisanales brassées à Verviers même, maintenant en canettes de 33 cl. La 4800 Pils, une pilsner désaltérante et franche. La 4800 Berliner Weiss, acide et fruitée, qui surprend ceux qui pensaient connaître la bière belge sur le bout des doigts. Et la 4800 IPA, houblonnée et généreuse, devenue un classique des apéros.

Derrière ces produits régionaux, ce sont des brasseurs passionnés qui brassent depuis 2014, d’abord sous le nom de BrewLab, dans un garage, puis dans un atelier de la rue de la Colline. « On a commencé comme beaucoup de brasseurs amateurs : par curiosité, par goût du bon produit, par envie de faire quelque chose de concret ici, à Verviers », résume l’équipe. Aujourd’hui, la Brasserie de Verviers passe à la vitesse supérieure. L’ASBL d’origine s’est transformée en société coopérative à finalité sociale, et l’équipe ouvre son capital aux citoyens. L’objectif : lever 100 000 € d’ici fin juin 2026, soit une centaine de coopérateurs minimum.

Mais à quoi servira cet argent, concrètement ? Pas à payer des bureaux ou des consultants. « Chaque euro investi par les coopérateurs ira dans l’outil de production », insiste l’équipe. La priorité, c’est de consolider le matériel de brassage : cuves, système de refroidissement, ligne de mise en canettes. Aujourd’hui, la brasserie fonctionne avec un équipement modeste qui limite la capacité de production. Avec les fonds levés, l’idée est de pouvoir répondre à la demande croissante sans sacrifier la qualité artisanale.

L’autre ambition : développer la gamme. La brasserie travaille déjà sur de nouvelles recettes — des bières maturées, du kombucha artisanal, des sodas maison — qui nécessitent de l’espace, du temps et du matériel spécifique. « On ne veut pas devenir une grosse usine. On veut rester artisans, mais avoir les moyens de faire les choses bien. »

Le modèle choisi est celui de la coopérative citoyenne : une part coûte 250 € (maximum 5 000 € par personne), et chaque coopérateur dispose d’une voix, quel que soit le nombre de parts détenues. Pas de gros actionnaire qui décide seul. « C’est un projet collectif depuis le début. La coopérative, c’est la suite logique : on partage le projet avec ceux qui y croient. » Au-delà de la bière, la Brasserie de Verviers porte un projet social ancré dans son territoire : accueil de stagiaires, partenariats avec des entreprises de travail adapté, événements culturels, circuits courts. « On brasse de la bière, mais on brasse aussi du lien », résument-ils avec le sourire.

La souscription se fait en ligne, en quelques minutes, sur la plateforme Cooply : app.cooply.be/subscribe/brasserie-de-verviers. Toutes les informations sur le projet, les statuts, la FAQ et le plan financier sont disponibles sur brasseriedeverviers.be/coop. La campagne court de mars à fin juin 2026."

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