La brasserie de l'Imprimerie contrainte d'arrêter la production de sa "Mireille Mafieux"

La brasserie de l'Imprimerie à nouveau dans la tourmente

La brasserie de l'Imprimerie refait parler d'elle, quelques semaines après avoir bénéficié d'un bel effet Streisand suite à sa bière "John Lemon", ayant provoqué l'ire des avocats de Yoko Ono. Cette fois, c'est Mireille Mathieu qui fronce les sourcils face à un jeu de mots visiblement pas à son goût... Rebelote pour le brasseur Aurélien Picard, qui a reçu une nouvelle mise en demeure pour sa "Mireille Mafieux", de la part des avocats de la chanteuse. Cette dernière estime qu'associer son nom et son visage au monde de la mafia pourrait nuire à son image. Un terrible contre-coup du boost de visibilité offert par la précédente controverse liée à la modeste brasserie bretonne, puisqu'il est vraisemblable que ce soit la presse qui ait mis en exergue la propension de la brasserie pour les jeux de mots à base de noms de personnalités.

Le côté insolite de cette histoire avait effectivement fait sensation auprès des médias, y compris étrangers. Aurélien Picard y avait même trouvé son compte, puisqu'un accord avait été conclu avec les avocats de Yoko Ono : interdiction de continuer à utiliser le nom et l'image de John Lennon à l'avenir, mais autorisation d'écouler les ultimes stocks... ce qui a été chose faite en moins d'une semaine. Pas de chance ici : la brasserie de l'Imprimerie ne bénéficiera d'aucun délai, et les bouteilles de Mireille Mafieux resteront donc invendues. Pire : les avocats réclament la destruction des stocks, en plus du retrait de la vente de toutes les bouteilles et étiquettes exploitant le nom "Mireille Mafieux". Un petit compromis a toutefois pu être trouvé : suite à une lettre d'excuses rédigée par le brasseur, aucune poursuite judiciaire ni réparation financière ne sera demandée à la petite brasserie artisanale.

Les avocats de Mireille Mathieu n'en sont apparemment pas à leur coup d'essai, puisque les auteurs d'autres parodies ou hommages ont également été sévèrement réprimandés par le passé. De son côté, Aurélien Picard a pris des mesures pour changer le visuel et le nom de sa bière sans tarder, et toute référence à la Mireille Mafieux semble avoir été balayée du net... en dehors des médias évoquant l'affaire, naturellement. Plus de peur que de mal, mais tout de même plusieurs coûts imprévus et douloureux pour une petite structure. Avec toutes ces péripéties, pas sûr que la "Yvette Ornière", la "Christian Gravier" et la "Jean Gol Potier" fassent encore long feu... Sachez d'ailleurs que la proposition de transformer la "John Lemon" en "Jaune Lemon" n'a pas été approuvée par les avocats de Yoko Ono. Le nouveau nom de la Mireille Mafieux, "Jeanne Dark", devrait (on espère) poser moins de problèmes.

Leave a reply