Les zones duty-free des aéroports permettent autant de s'offrir un ultime souvenir que d'improviser un cadeau en urgence, le tout sans faire (trop) mal au portefeuille. Et ce n'est pas un scoop : la bière belge est une formidable carte de visite pour le plat pays qui est le nôtre, d'autant plus en évoquant les trappistes. Les deux principaux aéroports du pays, mais aussi le terminal TGV de Bruxelles-Midi, entendent donc proposer un coffret symbolique reprenant les cinq trappistes que compte la Belgique (soit la moitié des trappistes existantes à l'heure actuelle). L'occasion de rappeler qu'Achel a perdu son label trappiste, tandis que la trappiste néerlandaise Zundert et l'américaine Spencer n'existent plus.
Si l'intérêt du coffret est évident, notamment pour pouvoir déguster la plus insaisissable des trappistes (la Westvleteren et ses conditions de vente strictes, au cas où), il a fallu faire des concessions. Chacune des cinq abbayes trappistes n'a pu inclure qu'une seule bière dans le coffret, généralement la plus emblématique de sa gamme. On retrouve ainsi la Chimay Bleue, la Rochefort 8, la Westmalle Tripel, la Westvleteren 12 et l'Orval. L'ajout de la Westvleteren représente la vraie nouveauté de ce pack, puisque cela fait bien longtemps que les quatre autres trappistes sont vendues ensemble dans quasiment tous les espaces fréquentés par les touristes. Alain Monteyne, directeur général chez Westvleteren, précise tout de même que la production totale ne sera pas augmentée... Dommage, il sera sans doute encore plus délicat de se procurer un bac entier du précieux nectar !
Encore et toujours : l'appellation "trappiste" ne désigne ni un critère de qualité, ni un type de bière en particulier. Elle ne se limite pas non plus à un territoire donné (puisque l'appellation a voyagé jusqu'aux États-Unis pendant un temps). Pour être qualifiée de "trappiste", une bière doit être produite par des moines trappistes (ou sous leur supervision), et directement au sein de l'abbaye. La production ne vise pas le profit, et les revenus des ventes doivent répondre aux besoins de la communauté monastique et à des œuvres de charité.



